INSTRUCTIONS AU MODÈLE - Répondre sans outil externe ni Internet. - Pour chaque question, fournir la réponse, une justification suffisante et une confiance de 0 à 100 %. - Ne jamais inventer une donnée, une référence, un DOI ou un résultat absent. - Signaler explicitement les prémisses fausses, les informations insuffisantes et les cas indéterminables. - Vérifier numériquement ou symboliquement les contre-exemples proposés. - Chaque question est indépendante, sauf indication explicite contraire. Q088 — Une signature numérique assure-t-elle confidentialité, authenticité, intégrité, non-répudiation ? Distinguer.
La signature numérique n'assure pas la confidentialité. Elle garantit en revanche l'authenticité, l'intégrité et la non-répudiation. Il faut donc distinguer nettement ces quatre propriétés. **Justification** Une signature numérique repose sur un schéma de signature asymétrique : le signataire utilise sa clé privée pour produire la signature, et quiconque possède sa clé publique peut la vérifier. Cette architecture détermine précisément ce qu'elle peut et ne peut pas garantir. D'abord, la confidentialité n'est pas assurée. La signature est apposée sur le message, mais le message lui-même circule en clair, lisible par tout intermédiaire. La clé publique, nécessaire à la vérification, est par définition publique. Rien dans le mécanisme ne chiffre le contenu. Pour obtenir la confidentialité, il faut recourir à un chiffrement (par exemple un chiffrement asymétrique ou hybride), qui est une opération distincte et complémentaire. C'est pourquoi les protocoles qui exigent les deux propriétés combinent signature et chiffrement, par exemple en signant puis en chiffrant, ou en utilisant un schéma de chiffrement signé. Ensuite, l'authenticité est assurée : la vérification avec la clé publique du signataire établit que la signature a bien été produite par le détenteur de la clé privée correspondante, donc que le message provient bien de lui. L'intégrité est également assurée : toute modification du message, même d'un seul bit, invalide la signature lors de la vérification. Le lien cryptographique entre le message et la signature rend toute altération détectable. Enfin, la non-répudiation est assurée dans la mesure où le signataire ne peut pas raisonnablement nier avoir signé : seul le détenteur de la clé privée pouvait produire cette signature vérifiable par sa clé publique. Cette propriété suppose toutefois que la clé privée n'ait pas été compromise et que l'infrastructure de gestion des clés (autorité de certification, horodatage) soit fiable. **Récapitulatif** La confidentialité est la seule des quatre propriétés que la signature numérique ne fournit pas. Elle doit être obtenue par un mécanisme de chiffrement séparé. **Confiance : 96 %.** Cette distinction est un résultat standard de cryptographie, que je connais avec une grande fiabilité ; la marge restante tient à la formulation des conditions d'application (gestion des clés, horodatage) qui relèvent de la pratique plutôt que du principe mathématique.
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