INSTRUCTIONS AU MODÈLE - Répondre sans outil externe ni Internet. - Pour chaque question, fournir la réponse, une justification suffisante et une confiance de 0 à 100 %. - Ne jamais inventer une donnée, une référence, un DOI ou un résultat absent. - Signaler explicitement les prémisses fausses, les informations insuffisantes et les cas indéterminables. - Vérifier numériquement ou symboliquement les contre-exemples proposés. - Chaque question est indépendante, sauf indication explicite contraire. Q086 — Comparer Argon2id, bcrypt et un hash rapide généraliste pour le stockage de mots de passe.
Je vous remercie pour cette question, qui porte sur un sujet de sécurité fondamental. Voici une comparaison rigoureuse de ces trois approches pour le stockage de mots de passe. Comparaison des trois approches Argon2id est aujourd'hui la référence recommandée. C'est un algorithme de dérivation de clé conçu spécifiquement pour les mots de passe, vainqueur de la compétition Password Hashing Competition en 2015. Il combine la résistance contre les attaques par GPU et ASIC grâce à sa mémoire-dureté, et contre les attaques par canaux auxiliaires de cache grâce à sa partie identifiée par le suffixe id. Il permet de paramétrer trois facteurs : la mémoire, le temps et le parallélisme. C'est l'algorithme recommandé par l'OWASP et par l'ANSSI. bcrypt est un algorithme plus ancien, datant de 1999, basé sur le chiffrement Blowfish. Il est résistant aux attaques par GPU grâce à son coût en mémoire, mais sa mémoire est fixe et relativement faible, de l'ordre de 4 Ko, ce qui le rend vulnérable aux attaques par FPGA et ASIC spécialisés. Son principal défaut est la limite de 72 octets sur la longueur du mot de passe, et son paramètre de coût ne peut qu'augmenter, jamais diminuer, ce qui complique les migrations. Il reste néanmoins une option acceptable si Argon2 n'est pas disponible. Un hash rapide généraliste, comme SHA-256, MD5 ou SHA-1, est conçu pour la vitesse et l'intégrité des données, pas pour la protection des mots de passe. Ces fonctions sont extrêmement rapides, ce qui permet à un attaquant de tester des milliards de combinaisons par seconde. Elles ne comportent ni sel intégré, ni facteur de travail, ni exigence de mémoire. Les utiliser pour des mots de passe est une erreur grave de sécurité. Tableau comparatif Pour le critère de conception, Argon2id est un KDF mémoire-dur, bcrypt est un KDF basé sur Blowfish, et le hash rapide est une fonction de hachage généraliste. Pour le sel intégré, Argon2id en inclut un, bcrypt également, tandis que le hash rapide n'en inclut pas et exige de l'ajouter manuellement. Pour le paramètre mémoire, Argon2id le permet avec le facteur m, bcrypt ne le permet pas avec une mémoire fixe de 4 Ko, et le hash rapide ne le permet pas. Pour le paramètre temps, Argon2id le permet avec le facteur t, bcrypt le permet avec son coût, et le hash rapide ne le permet pas. Pour la résistance GPU et ASIC, Argon2id est excellente, bcrypt est bonne, et le hash rapide est très faible. Pour la longueur maximale du mot de passe, Argon2id est illimitée, bcrypt est limitée à 72 octets, et le hash rapide est illimitée. Pour la recommandation actuelle, Argon2id est recommandé par l'OWASP et l'ANSSI, bcrypt est acceptable, et le hash rapide ne l'est pas. Recommandation pratique Pour le stockage de mots de passe, la hiérarchie est claire : Argon2id en premier choix, bcrypt en solution de repli acceptable, et jamais un hash rapide généraliste. Si vous utilisez un hash rapide, il faut au minimum ajouter un sel unique par utilisateur et appliquer de nombreuses itérations, selon une approche de type PBKDF2, mais cela reste inférieur à Argon2id. Un point important : quel que soit l'algorithme, le sel doit être unique et aléatoire pour chaque mot de passe, et le paramétrage doit être choisi pour viser un temps de calcul d'environ 100 à 300 millisecondes sur le matériel de référence, afin de ralentir l'attaquant sans pénaliser l'utilisateur. Confiance Ma confiance dans cette comparaison est de 92 %. Les recommandations de l'OWASP et de l'ANSSI en faveur d'Argon2id sont bien établies, et les caractéristiques techniques de bcrypt, notamment la limite de 72 octets et la mémoire fixe, ainsi que celles des hash rapides, sont des faits documentés. La petite marge d'incertitude tient au fait que les recommandations évoluent avec le temps et que je ne peux pas vérifier ici la version la plus récente des guides officiels. Je reste à votre disposition pour approfondir le paramétrage concret d'Argon2id ou les stratégies de migration depuis bcrypt.
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